Le Président Abdel Fattah Al-Sissi a pris part hier dimanche, au Colloque culturel des Forces Armées, tenu à l'occasion du 47e anniversaire de la victoire du Six Octobre, apprend-on de la page officielle du porte-parole de la Présidence.
Le Président a tenu à saluer les commandants ayant pris part à la guerre d'Octobre, saluant leur grand rôle dans cette guerre de dignité et leur grand dévouement dans le but de défendre la nation et de vaincre ses ennemis. "L'Armée en 1967 a supporté les peines et les martyrs ont versé leur sang pour ce pays, jusqu'à ce que l'Armée ait réussi à dépasser cela et ait réalisé la victoire en 1973", a-t-il souligné.
Le Président Al-Sissi a commencé par mettre l'accent sur un point qui l'inquiète toujours et sur lequel il veut jeter la lumière, comme a-t-il dit, celui de l'importance de la protection et de la sauvegarde de l'Etat. "J'ai eu des rencontres avec les intellectuels et certaines parties, après les évènements de 2011, et nous avons eu d'importantes discussions. La question n'était pas le changement, autant qu'elle était une compréhension véritable du volume des défis qui se dressent face à l'Etat", a martelé le Chef de l'Etat. "Je leur ai posé la question : qu'est-ce que vous allez faire face aux problèmes compliqués de la santé, de l'éducation et des difficultés économiques? Ces gens n'avaient pas de réponses. Comment voulez-vous diriger un pays alors que vous n'êtes pas conscients du volume de ses défis et vous n'avez pas de solutions". Et le Président de renchérir : "La guerre directe était utilisée auparavant pour faire chuter l'Etat, le vaincre et entraver son progrès. Mais à présent, il existe de nouvelles générations de guerre, pour transformer l'opinion publique en un outil de destruction de l'Etat", s'est alarmé M. le Président, tout en affirmant que l'Egypte ne peut pas être vaincue par une guerre de l'extérieur.
Le Président a ensuite tenu à rappeler : "J'ai dit cela à plusieurs reprises depuis que j'étais ministre de la Défense : la sensibilisation est importante pour rendre le public conscient du volume des défis au sein de l'Etat. Les gens ont des espoirs et des rêves. C'est pour cela qu'en abordant les problèmes du pays, dont le budget et le déficit, il faut tout d'abord en être conscient et travailler à relever ces défis et ne pas laisser les problèmes s'accumuler pour éviter les risques qui en découleront", a renchéri le Président, appelant à davantage de travail et d'efforts pour relever ces défis.
Le Raïs a affirmé qu'il ne parle pas de chimères, "Mais nous sommes capables de réaliser le succès", a-t-il martelé, ajoutant : "Nous construisons le pays, nous ne détruisons pas, mais nous voulons améliorer la vie des citoyens. Il est important que les médias mettent en garde le public contre la guerre qu'on prépare à son encontre", a-t-il affirmé.
Et Al-Sissi de poursuivre que ce qui a été réalisé en 6 ans, prenait 20 ans pour être fait. "Il faut travailler encore et beaucoup pour pouvoir avancer. Il faut que vous soyez conscient des complots qui se trament pour vous montrer les difficultés et essayer de vous faire chuter par ce moyen", a-t-il martelé.
Le Chef de l'Etat a encore une fois mis en garde contre les complots qui se trament - à 'intérieur et à l'extérieur - contre les Egyptiens, ciblant leur sécurité et leur stabilité. "Je vous affirme que nous sommes toujours visés (...) Je ne peux pas me réconcilier avec ceux qui veulent détruire le pays et faire du mal à mon peuple", a-t-il tempêté.
Le Premier ministre, Dr Moustafa Madbouli, avait - dans son allocution - jeté la lumière sur la situation dans le pays il y a plusieurs années, ainsi que sur ce qui a été fait et réalisé, pour ainsi savoir où en était l'Egypte et où elle est à présent, a-t-il dit. Dr Madbouli a donc révélé que le taux d'analphabétisme s'élevait à 85%, alors qu'il est actuellement de moins de 20%. Il a également souligné que le pays possède à présent 288 universités accueillant 3,1 millions d'étudiants. Evoquant les zones à haut risque, Dr Madbouli a souligné que le coup de réaménagement et de développement des quartiers informels s'élève à 424 milliards de LE, tout en ajoutant que l'Egypte a dépensé 4 trillions de LE pour mettre en place d'importants projets nationaux tout au long des 6 dernières années, avant de révéler la hausse des fonds alloués aux secteurs de la santé et de l'éducation. Et de mettre en exergue que l'Egypte a réussi à réaliser le plus haut taux de PIB en 2018-2019 en comparaison à d'autres pays en développement, ce qui a permis au pays de réaliser une bonne et positive croissance en dépit des défis de la pandémie du coronavirus.
C'est à cet effet que le Président Al-Sissi a remercié le chef du Gouvernement pour avoir passé en revue la situation en Egypte au cours des 120 dernières années et comment elle s'est transformée durant cette période et ce que l'Etat essaie de faire pour combler ces lacunes et résoudre des problèmes compliqués qui s'y sont accumulés au cours des années passées.
"Les municipalités sont elles capables de gérer les exigences de l'Etat de sorte à ne pas ajouter à ses problèmes ? Au cours des 60 dernières années, l'Etat a connu une régression au niveau de tous ses systèmes, y compris les municipalités, et en conséquence, nous avons été face au problème des bidonvilles et des zones informelles", a regretté le Président.
Après diffusion des scènes du feuilleton "Le Choix", le Président a remercié les acteurs et tous ceux qui ont pris part à cette oeuvre artistique importante, affirmant que le feuilleton a donné une image formidable, glorieuse et véritable sans aucune exagération, tout en adressant des messages aux Egyptiens aussi bien qu'à l'extérieur.